
Dry January ou Tempérance : il faut choisir !
Le mois de janvier est souvent associé aux « bonnes résolutions »… Ce phénomène prend de l’ampleur puisque depuis une dizaine d’années nous entendons de plus en plus de personnes se lancer le défi du Dry January. Ils seraient des millions dans le monde à le pratiquer ! Le but est de se passer de consommation d’alcool du 1er au 31 janvier et d’observer les changements occasionnés sur la santé et son bien-être général. La moitié des participants sentent effectivement un mieux-être général : meilleure humeur, meilleure qualité de sommeil, meilleure maîtrise de la consommation d’alcool…
Ceci dit, même si se donner des défis et des périodes de jeûnes est une bonne chose, nous pourrions émettre une réserve à ce nouveau phénomène de mode, en mettant en perspective le contexte dans lequel il est proposé. Car le message en filigrane au travers de cette mode est : « Pendant le mois de décembre, goinfrez-vous sans limite et ensuite, faites le Dry January ! ». N’est-ce pas un flagrant délit d’intempérance ? En effet, cette idée encourage le fait de vivre une des périodes les plus sacrées de l’année (Noël et les Nuits Saintes Cf. Natura) dans l’excès et cette bonne résolution de janvier tente plus ou moins consciemment de réparer les pots cassés d’une période de Noël mal vécue, car dans ce cas nous sommes passés à côté du Sacré que chacun pourrait vivre pendant cette période de l’année.
Et si nous pouvions nous maîtriser, demeurer stables, vivre en paix et avec tempérance toute l’année, ne serait-ce pas une plus sage rés(v)olution ? Nous pourrions alors nous sentir plus digne et contributeur d’un climat mondial (et planétaire) plus tempéré !
Vers une Nouvelle Éthique – Un mode d’emploi pour une nouvelle humanité
de Céline et Pierre Lassalle
« De nos jours, la Tempérance a bien mauvaise presse, la société nous incitant plutôt à nous adonner à tous les plaisirs sans nous « prendre la tête », et à assouvir tous nos désirs sans complexe. Après tout, quel mal y a-t-il à vouloir réaliser ses désirs, même les plus fous ? Ne devons-nous pas nous plonger dans la dolce vita ? N’est-ce pas là la clé du fameux « bonheur » : se remplir de la satisfaction de ses désirs assouvis ?! » […]
« Un être manquant de tempérance est très instable, passant sans arrêt de l’excitation à l’inertie ; a contrario, un être habité de tempérance nous apparaît forcément calme, serein, mesuré, simplement en paix. Cette paix est le fruit d’un travail intérieur actif et rigoureux de la pensée qui est l’exigence même de la Vertu Tempérance : il s’agit de veiller à donner des limites à ce qui, venant de l’extérieur, tenterait l’individu et l’éloignerait de lui-même.
Grâce à cette quête de vigilance constante et quotidienne, nous parvenons à rester conscients et maîtres de nous-mêmes, plutôt que soumis aux impulsions de notre nature inférieure qui n’est que passion et non raison. »
Pour aller plus loin et pratiquer les Vertus tous les jours de l’année :

44 impasse Puech Camp, 34270 Lauret, France
+33 467 581 942
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